13 octobre 2006
SITUATION GEOGRAPHIQUE
situé dans le Cotentin, département de la Manche en Basse Normandie.
14 octobre 2006
HISTORIQUE
On ne sait pas très bien ce qui a donné son nom à la commune. On sait seulement que le duc de Normandie Richard II fit don à sa fiancée du domaine dont Benoistville faisait partie. Au siècle suivant, il fut cédé à l'abbaye de Montebourg qui la céda à Richard d'ANGERVILLE.
Pendant la guerre de cent ans Benoistville se divisait en trois fiefs : La Haule, Moulin à l'Abbé, La Maison.
Des anciennes demeures seigneuriales ne subsiste que la "La Maison", propriété de la famille Thiébot; la façade porte l'empreinte de la fin de la renaissance.
Au siècle dernier plusieurs moulins seront encore en service dont la Fétacherie - Bouillon qui sera transformée en laiterie en 1904, celui de l'Eglise sera transformé en teinturerie et le moulin Piquet se verra accolé d'une usine électrique en 1908.
En 1906, aux Pieux un projet d' éclairage public des bâtiments, rues et places est mis à l' étude, la commune des Pieux avait acheté une chute d'eau à proximité du moulin Piquet à Benoistville pour y construire l'usine. L'inauguration des installations donna lieu à de grandes réjouissances organisées par le comité des fêtes en 1908.
Le 19 juin 1944, les Allemands feront sauter le pont sur la grande route ainsi que la passerelle qui permettait de passer à pied pour éviter le gué.
Le vieux moulin à côté du pont sera complètement détruit. Tout le village sera noyé, les habitants essaieront de canaliser la rivière sans succès. Les américains interviendront par deux fois avec d’importants moyens, mais le résultat ne sera jamais satisfaisant et à la moindre crue, la rivière débordera et les maisons seront noyées.
Les ponts et chaussées referont le pont en béton sans couper la route, en creusant au dessous.
L’église subira des dégâts importants (ainsi que les maisons environnantes). Les vitraux, la nef et la toiture seront à refaire.
L’abbé Larose curé de la paroisse et homme d’action, ne tardera pas à mobiliser les habitants, fera jouer ses relations pour trouver les matériaux, très rares tout de suite après la guerre tels que plâtre, briques et ciment. Les travaux de rénovations ne traineront pas, la voûte de la nef qui etait en bois ornée d’écussons et d’amoiries était en partie détruite sera refaite en plâtre, les murs seront également enduits de plâtre imitant la pierre.
Le moulin de l’église qui fut détruit en 1944 avait été transformé en teinturerie. On y teignait les écheveaux de laine du pays. Un séchoir fur construit au bout de la maison en face de l’église. Il s’agissait de lames de bois que l’on manoeuvrait par travées pour créer les courants d’air nécessaires au sèchage.
Benoistville comptait autrefois plusieurs commerces et artisans, 3 cafés épicerie, 1 café, un forgeron, 2 maçons, 1 bourrelier, 1 mécanicien et 3 menuisiers charpentiers charrons.
Textes, photos et archives : Gilbert Brisset
L'EGLISE
L'église du XIIIème siècle avec son clocher à huit côtés et assis sur une tour carrée, est assez particulier et porte à la base de sa flèche l'inscription suivante " SAINTE BARBE PRIEZ POUR NOUS"; SAINTE BARBE que l'on priait pour conjurer l'orage.
A l'intérieur on peut y voir, une perche datant du XIIème-XIIIème siècle, une très belle vierge à l'enfant en pierre du XVème siècle, un curieux petit St Fiacre du XVIème siècle, et de chaque côté de l'autel deux statues en bois, une de St Pierre et une de St Eloi du XVIIIème siècle
Ne subsite dans le coeur qu'une crédence datant du moyen-âge. La chaire a été transformée mais une partie est aujourd'hui classée.
Entre 1867 et 1877 les deux voûtes seront refaites. Celles du choeur qui était en bois de style Roman sera refaite en arcs brisés et nervures croisées, en brique et plâtre. La nef sera refaite en bois style Roman et sera décorée d’écussons ornés d’armoiries.
Avant 1939, une kermesse est organisée pour installer l’électricité et remplacer un vitrail.
Le 19 juin 1944, les Allemands feront sauter le pont sur la route principale et l’église subira d’importants dégâts. Les travaux de rénovations ne traineront pas. La voûte de la nef en partie détruite qui était en bois ornée d’écussons et d’armoiries sera refaite en plâtre, les murs seront également enduits de plâtre imitant la pierre. Le retable de l’autel cachait une armature de vitrail, il fut enlevé. Le maître-verrier Gabriel Loire de Chartres fut contacté. IL prit en main la direction des travaux et remplaça les vitraux. L’autel fut exécuté et placé par l’entreprise Giovannon de Flamanville.
Les travaux furent terminés en 1946 et financés grâce aux paroissiens, kermesses, tombolas et quêtes ( 1 Million de francs à l’époque). Certains vendaient une vache pour payer un vitrail, bel attachement à son église. Elle fut consacrée par Monseigneur Guyot en 1950.
Une revue d’art sacré critiquera beaucoup les travaux jugés trop modernes et choquants. Des erreurs furent commises (comme le décapage des statues polychromes). Les curés de l’époque faisaient un peu ce qu’ils voulaient, on enlevait les statues, faisait disparaître les petits autels etc…
En 1953, on changera les bancs du choeur puis un peu plus tard on fit un petit autel central d’une partie de ces bancs. Actuellement c’est toujours cet autel qui est utilisé.
Textes et archives : Gilbert Brisset
15 octobre 2006
L'ECOLE
Le 11 février 1833 le conseil municipal rend compte d'une lettre du sous- préfet. indiquant que l’école des garçons n’est pas conforme aux conditions d’hygiène. En effet, les fenêtres donnent sur le cimetière ce qui est préjudiciable à la santé des enfants.
Une nouvelle construction s’impose donc : en cas de refus de la commune, l’administration en fera construire une d’office. Elle devra se situer à plus de 100 mètres du cimetière.
Le 27 février 1883, la décision est prise de construire cette nouvelle école. Un devis et un plan sont établis en date du 27 avril 1883. L’endroit choisi est situé le long de la grand route ( approximativement à l’emplacement de la maison de Michel Rouil ). Montant du projet 24430 F. Il y aura une promesse de vente du terrain appartenant à Mrs Allais et Lerogueur. Il n’y aura pas de construction à cet endroit. En attendant la construction de la nouvelle école, des travaux seront entrepris pour rénover les deux écoles existantes :celle des garçons et celle des filles situées dans la mairie. Montant du projet approuvé par le préfet les 16 Mai 1885 : 1400 F.
En avril un nouveau devis est établi pour une école mixte.
Le 15 mars 1905, un accord d’échange de terrain sera conclu entre la commune et Mr Lebas ( sous réserve d’autorisation de construction à l’endroit prévu ). Il sera approuvé par le préfet le 29 novembre 1905. La construction ne se fera pas à l‘endroit prévu initialement, bien que le cahier des charges soit approuvé par le préfet et le ministre de l’éducation. Le 6 janvier 1906, le conseil municipal qui s’inquiète de ne pas avoir l’autorisation de construire fait des appels au préfet et au député de la circonscription. Un appel d’offre est lancé et l’adjudication est accordée le 22 janvier 1906 à Mr Lecanu entrepreneur à Querqueville. le 26 janvier 1906, le sous-préfet approuve la construction suite à l'adjudication. .
Un nouveau devis établi en septembre 1907 se montera à 21008F plus un devis supplémentaire de 6346F La construction se fera à l’emplacement actuel. Le procès-verbal de réception des travaux sera approuvé par le préfet le 3 février 1908. La commune ne possède pas de document indiquant la date de fonctionnement de l’école qui se situe vraisemblablement en 1907-1908.
1920 1931
Instituteur Institutrice
Le 30 juillet 1908, l’agrandissement du cimetière est décidé et approuvé par le préfet. L’ancienne école sera démolie et un mur de clôture sera construit vers le presbytère.
Le 10 septembre 1925, le conseil municipal prend connaissance des réserves émises par le préfet pour la construction d’une classe enfantine et d’un logement d’adjointe.
Le 20 octobre 1925, la commune est cependant autorisée à contracter un emprunt de 19000F au crédit foncier, remboursable sur 30 ans. (1925-1955).
On démolira alors le préau sur le côté gauche, on surélèvera cette partie puis on construira un autre préau et deux celliers.L’école ouvrira probablement en 1928 telle que nous la connaissons aujourd’hui avec quelques modifications. La place en pente est devenue un parking et deux garages en 1958.
En 1957, le nombre d’enfants scolarisés étant trop important, une classe supplémentaire fut créée à la mairie à l’emplacement de l’ancienne école de filles.
En 1969, une cantine est aménagée dans les deux celliers et une partie du préau en remplacement de celle attenante à la mairie(l’actuel bureau du maire).
En 1990, elle sera remplacée par une bibliothèque, le préau sera refait et des sanitaires seront construits pour répondre aux normes.
En 1992, l’école fermera pour rejoindre le R.P.I de Sotteville.
Textes, photos et archives : Gilbert Brisset
18 octobre 2006
LA LAITERIE
Une crise frappant la vente du beurre français, les exportations ont considérablement baissé, en particulier celles de la Manche conccurencées par les beurres étrangers . Ces circonstances poussèrent ( sous l’impulsion de Mr Sorel de Grosville ) un certain nombre de cultivateurs à créer une coopérative laitière.
Le 23 novembre 1903, une réunion aura lieu sous les auspices du S.A.M ( syndicat agricoles de la Manche ). Sollicité à l’issue de cette réunion Mr Charles Milcent se chargera d’une mission près des coopératives de Charentes récemment constituées.
Il regroupa autour de lui une cinquantaine de cultivateurs qui constituèrent par la suite le noyau de la coopérative. Les statuts furent adoptés et servirent de modèle aux autres coopératives. La première coopérative laitière de Normandie voyait le jour à Benoistville. Un vieux moulin ( de Bouillon ) retint le choix des administrateurs. Il fut transformé en très peu de temps et le 2 décembre 1904, la laiterie se trouva en état de fonctionner.

en 1904 – 126 coopérateurs
en 1909 – 585 coopérateurs
en 1913 – 613 coopérateurs
Au concours général de Paris, le beurre de Benoistville se classera premier avec une sérieuse avance sur ses concurrents charentais. Dans les années qui suivirent, plusieurs médailles d’or lui seront décernées.
Le lait écrémé était rendu aux producteurs pour l'élevage. Une clause des statuts assurait le bétail contre la mortalité.
Une cariole portait le beurre à la gare de Couville. Le ramassage se faisait par des voitures à chevaux puis progressivement par des camions dans des bidons de 20 litres en fer étamé qui pesaient. (7 Kg). Ils furent remplacés des années plus tard par de plus légers en aluminium et d'un poids de 3 Kg.
La guerre de 1914-1918 entraînera un ralentissement de l’activité et modifiera profondément son fonctionnement et son caractère de coopérative car elle fut confiée a un industriel M.Grillard. La progression reprendra après la guerre pour atteindre:
En 1939 : 566 coopérateurs
En 1949 : 603 coopérateurs
En 1956 : 800 coopérateurs
Elle ne trouvera sa forme de coopérative qu’en 1949.
Elle n’aura jamais cessé de s’adapter et de se moderniser, mais en 1949 de nouveaux travaux s’imposeront en raison de la quantité toujours croissante du nombre de litres de lait collectés :
2 300 000 litres en 1905
7 000 000 litres en 1949
Sous l’impulsion de son nouveau président Mr René Thiébot, le conseil d’administration décidera de l’agrandissement de la laiterie. Une demande de permis de construire sera accordée en 1950, assortie de certaines recommandations concernant le respect de l’environnement et de la qualité de l’eau servant à la fabrication du beurre.
Sur ce dernier point, il n’y avait aucun problème car la source à côté de l’usine était de parfaite qualité.
La laiterie étant limitée par la route d'un côté et de l’autre par la rivière, l’extension ne pouvait se faire qu’en hauteur. Une surélévation fut entreprise, tâche difficile, car l’activité ne pouvait s’arrêter, il fallut donc procéder par étapes.
Les travaux furent terminés en 1954 et le 4 septembre de cette même année eut lieu le 50ème anniversaire de la coopération laitière. Un banquet organisé à Diélette réunit toutes les autorités départementales et nationales.
Le matériel de plus en plus performant permettra de traiter chaque jour en période de pointe 40 000 litres de lait en 2 heures.
TEXTE - PHOTOS -ARCHIVES : GILBERT BRISSET
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QUE DEVIENT LA LAITERIE ?
En 2004 c'est une nouvelle destinée pour ce bâtiment industriel comme M.et Mme Couppey, nouveaux propriétaires ont bien voulu l'expliquer :
" L'acquisition de la Laiterie représente un aboutissement. Depuis de longues années, nous sommes à la recherche d'un bâtiment de type industriel afin d'y loger notre grande famille.
Etant tous très attachés à notre région, c'est une vraie chance de pouvoir réaliser ce projet sur la commune de Benoistville.
Nous allons essayer de conserver toute l'authenticité du bâtiment et de respecter son environnement, de garder le cachet de la maison et du très beau jardin attenant."
24 octobre 2006
AMICALE DES ANCIENS COMBATTANTS
Date de création : 21 février 1922
Ses raisons d’être sont nombreuses :
- Maintenir le devoir de mémoire envers ceux qui ont donné leur vie pour défendre leur patrie.
- Rappeler à tous les nombreuses années vécues séparés de leur famille.
- Participer aux cérémonies du souvenir et commémorations;
Le 8 mai : armistice de 1945
Le 16 octobre : fin de la guerre d’Algérie
Le 11 novembre : armistice de 1914/1918.
Nous sommes également présents par nos porte-drapeau à toutes les autres cérémonies régionales.
Nous remercions bien sincèrement tous ceux qui nous accueillent à l’occasion de la vente du calendrier qui alimente notre caisse d’aide sociale.
26 octobre 2006
SYNDICAT DE LA DIELETTE
Le syndicat est constitué des communes de Grosville, Benoistville, Tréauville.
Un syndicat intercommunal qui prend pour dénomination :
Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Diélette
Le syndicat a pour objet la restauration et l’entretien de la rivière la Diélette sur le territoire des communes adhérentes.
Le syndicat est administré par un comité au sein duquel chaque commune adhérente est représentée
par trois délégués:
Le comité élit parmi ses membres un bureau composé d’un président et d’un vice-président.
Le comité confie au bureau le règlement de certaines affaires par délégation de pouvoirs.
Le bureau est renouvelé en même temps que le comité.
Le Syndicat prévoit à son budget toutes les dépenses relatives à l’accomplissement de ses missions. La contribution des communes associées aux dépenses du Syndicat est déterminée au prorata des travaux
à effectuer sur chacunes d’elles.
Les recettes du Syndicat comprennent les subventions de l’Etat, de la Région, du Département, de l’Agence Financière du Bassin Seine-Normandie, du District des Pieux, et tout établissement public.















































